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Solidarité avec Cyril  F e r e z, syndicaliste S U D-P T T grièvement blessé le 18 Mars 2006
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Témoignages : Deux témoignages de militants de LO

Par JPC :: vendredi 28 avril 2006 à 17:39

 

Le Forum des amis de LO contient les deux témoignages suivants, relatant les circonstances du matraquage de Cyril Ferez :

 

gipsy  : Ecrit le : lundi 20 mars 2006 à 22:53

Je l'ai vu ce camarade sur la place de la nation. Les CRS avaient regroupé une équipe de 5 à 6 CRS qui s'étaient disposés autour de lui. Je n'ai pas vu les évènment mais cela a attiré mon attention par la suite et je suis allé voir avec un copain. Ca devait être quelques minutes après le passage à tabac ou autre piétinement. Il y avait d'ailleurs un petit attroupements de manifestants autour des CRS. Je peux vous dire que le gars était sacrément amoché et effectivement inconscient.
 
 

Coco Ecrit le : mardi 21 mars 2006 à 00:08

Moi j'ai vu que les groupes de jeunes "violents" attaquaient les CRS en leurs lancant divers projectiles et un homme était assis à côté des jeunes, de dos au CRS. A un moment, les CRS chargent et l'homme ne les voit que trop tard : il se lève, se retourne et là est écrasé par les forces de l'ordre et reçoit un gros coup à la tête. Ensuite, les jeunes ripostent violemment, les CRS reculent et on voit ce militant à terre, inconscient, sans bouger. Des gens courrent pour essayer de l'aider mais les CRS rechargent et encerclent le "bléssé".
C'est ce que j'ai (et d'autres aussi) vu si je ne me suis pas trompé...
 

 

Témoignages : Une collègue de Cyril Ferez nous écrit

Par JPC :: vendredi 07 avril 2006 à 11:13

Nous reproduisons ci-dessous un courrier adressé par Christine, une collégue de Cyril Ferez travaillant auprès de lui dans l'établissement Orange de Torcy. Elle nous parle de Cyril et décrit la soirée du 17 mars, passée en sa compagnie, avec un groupe d'amis.
 
Je connais Cyril depuis qu'il est chez nous à Torcy. C'est un gentil garcon qui est toujours prêt à rendre service.
 
Le vendredi, veille du drame, nous sommes allés avec plusieurs copains et copines de Torcy au resto et au bowling. Nous avons passé une soirée d'enfer, à rire... car Cyril nous a servi de coach au bowling alors qu il ne savait pas bien jouer et a même perdu la partie.
 
Tout le monde était trés bien. Qui aurait pu prévoir ce qui allait lui arriver. Mais que s'est-il vraiment passé ? Pourquoi lui a t-on fait du mal à notre Cyril ?
 
Ce qui est terrible, c'est qu'on ne peut pas aller le voir, et cela nous manque. C'est dur de voir sa chaise vide au bureau. Heureusement, les amis sont là. Il n y a pas un moment où l'on ne pense à lui. J'aimerais tellement qu il réponde à mes messages sur son mobile. Cela fait mal, trés mal de le savoir immobile dans son lit. 
 
Cyril si tu m'entends, tu n'as pas gagné au bowling, mais maintenant tu dois gagner pour ta vie. Pense qu'il y a des gens qui t'aiment et qui attendent ton retour vite.
 
Alors, à bientôt Cyril.
 
Christine.
 

Témoignages : Une Relation des évènements Place de la Nation

Par JPC :: lundi 27 mars 2006 à 18:33

 

Un Enseignant présent place de la Nation Samedi 18 Mars, nous a fait parvenir le témoignage suivant :

 

j'ai croisé Cyril que je ne connais pas en haut du boulevard Diderot au moment où le cortège de Solidaires dont je tenais la banderole de tête a décidé de se dissoudre 200 m avant la place de la Nation.


Il me semble qu'il venait de notre cortège et qu'il devait y avoir des camarades de SUD avec lui et qu'il était dans notre cortège pendant un certain temps. Je ne peux pas moi en attester formellement car tout ceci est une reconstruction rétrospective car je n'ai fait que l'apercevoir et mon sentiment est qu'il était de loin certes nonchalant mais apparement pas ivre.


J'ai bien sûr essayé de zoomer sur des photos de notre cortège pour voir si on le voyait, sans succès.
 
Les odeurs piquantes des lacrymos incitaient les camarades a s'éparpiller. Il devait être alentour 19 h 15.
 
Une trentaine de minutes plus tard alors que je jouais les scrutateurs sur la place de la Nation un groupe de militant refluait et disait que c'était terrible, que les flics piétinaient et tabassaient des gens à terre.  En voyant mon badge SUD, ils m'ont dit qu'il y avait un gars du Syndicat. Nous sommes allé plus avant mais avons du reculer.
 
 
Depuis, notre section syndicale a envoyé un message de soutien à Sud PTT. Souhaitons que Cyril revienne à la vie.

 

Témoignages : Au plus près de la bavure de la Nation

Par JPC :: vendredi 24 mars 2006 à 13:38

Six témoins de la scène, samedi soir en fin de manifestation à Paris, racontent les coups de matraque sur Cyril Ferez, le syndicaliste de SUD PTT, toujours plongé dans un coma profond.

 vendredi 24 mars 2006

Horacio photographe

«Il a cherché à s'échapper»

«Quelques minutes plus tôt, j'ai réalisé une ou deux photos de Cyril assis par terre. Il a une attitude contemplative. Le groupe de policiers est à cinq mètres. Personne ne semble lui prêter attention. J'ai pensé qu'il était affecté par les gaz. J'ai vu qu'il avait une énorme cuite. Je suis là, j'observe ce qui se passe. Soudain apparaît un manifestant poursuivi par trois policiers. Il a la malchance de tomber. Cyril est à côté. Tous les deux prennent des coups de matraque. Ma photo est prise à 19 h 53. On voit Cyril cherchant à s'échapper (voir photo en haut à gauche). L'autre manifestant est également au sol, mais sur l'image, il est caché par un CRS. Le bâton est en train d'arriver sur la tête de Cyril. Je perçois l'action, mais dans un monde d'ombres. Sans flash, on ne voit rien. Ensuite, d'autres CRS arrivent. S'ils piétinent Cyril, je n'ai pas l'impression que ce soit volontaire, ni décisif. Ma théorie, c'est que le mal était fait avant, avec la matraque. J'ai fait une dernière photo des policiers, puis j'ai dû partir pour transmettre.»

Alexandre photographe

«Je vois Cyril sous les CRS»

«Je suis à deux-trois mètres de distance. Initialement, je vois ce groupe de CRS complètement isolé. Puis je vois Cyril. Je le vois s'asseoir à côté d'eux, ne rien faire. Et puis un petit jeune vient derrière lui, crie quelque chose à un CRS. Le CRS se détache rapidement de son groupe, se dirige vers le jeune, et vers Cyril aussi. Il est rejoint par d'autres policiers et il chope le jeune. Là, je suis vraiment à un mètre. Le jeune chute. Puis je vois Cyril sous les CRS. Je ne vois pas de coup porté sur lui. A un moment, les CRS partent et en face de moi, il y a Cyril. Un homme avec un masque à gaz se précipite vers lui. Je crois que Cyril est mort, mais on comprend vite qu'il ne l'est pas.»

Victor photographe

«Des coups volontaires et involontaires»

«Je sors d'un café après la première charge, place de la Nation. J'aperçois un peloton de CRS, en cercle. Ils se tiennent mutuellement, par l'épaule. Je ne vois pas le début de l'action. Cyril et une autre personne sont au sol. Les CRS sont autour d'eux. Je me rapproche. Et je vois des coups de pied volontaires et involontaires sur eux. L'autre est en position foetale. Cyril n'est pas protégé. Je me dis qu'il s'est pris un coup de rangers. Je le vois disparaître derrière le peloton. Les CRS me repoussent à coup de boucliers. Je ne vois pas la fin. Je suis les flics qui se déplacent vers l'autre côté de la place.»

Pascal manifestant

«Les CRS le laissent tel quel sur place»

«Je suis arrivé près du platane. Les CRS sont positionnés en tortue. Ils s'avancent puis reculent. J'en vois un sortir du groupe pour attraper un manifestant et le ramener. Après, ce que je vois, c'est des CRS de dos. Et puis un sac abandonné par terre. En réalité, c'est Cyril. Les CRS se replient vers le trottoir. Avec d'autres, je les engueule. Mais le groupe de CRS s'en va, le laisse tel quel sur place. J'ai vu d'autres arrestations, avec des tabassages, et j'ai vu les personnes prises en charge puis évacuées. Pas cette fois.»

Bruno photographe

«Une unité de lieu et de temps»

«Je n'ai pas quitté des yeux l'endroit du tabassage. Au début, je vois les CRS, à 5-6, puis 10-15, poursuivre un mec. La poursuite passe à côté de moi. Le mec est rejoint en quelques secondes. Très vite, il prend un coup à la tête et tombe. Les CRS forment un groupe compact. Des coups sont donnés au sol. Lorsqu'ils s'éloignent, je vois Cyril. La mêlée est telle que je ne peux pas deviner qu'il y avait déjà un mec. Pour moi, il y a une unité de lieu et de temps. L'état de Cyril est la conséquence de la charge. Les CRS ne pouvaient pas ne pas le voir.»

Romain étudiant

«Je le crois mort»

«Je tourne le dos à la statue. Je vois un CRS donner un coup de matraque dans la jambe d'un mec par-derrière. Le policier rejoint son groupe, mais il tombe. Des individus se précipitent vers lui, mais ses collègues le récupèrent. La personne qui a pris le coup de matraque est happée dans le groupe, plaquée au sol. Par la suite, les CRS reculent pour se protéger et piétinent cette personne. Ils laissent Cyril au sol. Moi, je le crois mort. Une fille crie : "Vous l'avez tué." Mais les CRS ne viennent pas vérifier. J'ai vu qu'il respirait. Son abdomen bougeait.»

Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=369571 

Témoignages : Un enseignant témoigne : « Pendant vingt minutes, les secours n’arrivent pas »

Par JPC :: vendredi 24 mars 2006 à 12:11

 Alain Bessaha, enseignant, a filmé la charge des CRS et le piétinement de Cyril Ferez. Le militant de SUD-PTT, blessé samedi soir, est toujours dans le coma. Témoignage.

20 h 12 :

la charge des CRS

« Quand je filme, il est 20 h 12. Cyril est à genoux sur le terre-plein central de la place de la Nation. Il est percuté par un CRS qui poursuit un manifestant. Dès ce moment-là, Cyril bascule sur le côté droit, il ne bouge plus. Juste derrière arrivent une dizaine de CRS qui courent pour protéger leur collègue qui trébuche sur Cyril. Ils veulent protéger ce CRS isolé qui risque de tomber, alors que la situation est très tendue. C’est à ce moment que Cyril est piétiné. Je ne peux pas dire si les coups de pied sont volontaires ou non. Il fait nuit. Sur les images, il me semble qu’un pied est plus lourd que les autres. Je ne vois pas de coup sur le crâne de Cyril. Cette scène, que j’ai filmée, dure quarante secondes. »

Cyril, seul à terre

« Les CRS qui ont chargé s’en vont. Pourtant, le climat est violent, des projectiles tombent. Pourquoi n’évacuent-ils pas Cyril ? Je ne comprends pas. Je vois deux CRS qui penchent le regard vers lui, ils doivent évaluer la situation, ils se disent sans doute que c’est grave. Peut-être ont-ils eu peur. Cyril a le visage complètement tuméfié. Je m’approche de lui, avec deux autres personnes dont un journaliste. J’ai un masque à gaz à cause des lacrymogènes. Puis, je reste seul avec Cyril. Je cherche son pouls, il respire. Mais il ne parle pas. Des journalistes crient vers les CRS : "Appelez quelqu’un !" Ils ne reviennent pas et quittent le terre-plein. »

Le CRS « sauveteur »

« Une minute après, quatre ou cinq CRS viennent vers Cyril, ce ne sont pas ceux qui ont chargé. Un CRS dit qu’il est sauveteur. Il se met à genoux, met sa main derrière la tête de Cyril, le redresse un peu. Il fait un appel radio, puis rien. Aucun geste de secouriste. C’est nous qui desserrons la bandoulière de son sac et son écharpe dont j’ai peur qu’elles ne l’étouffent. On met quelque chose sous sa tête, je récupère ses lunettes. A côté de lui, son discman est explosé. Le CRS"sauveteur" pose quelques questions à Cyril. Au bout de cinq minutes, il répond. Il est dans les vapes. Il dit qu’il s’appelle Cyril, qu’il est à Sud-PTT. Je le tiens par la main, je ne veux pas le lâcher, le laisser seul avec les CRS. A aucun moment, il n’est seul avec le "sauveteur". Le discours de Cyril est assez incohérent. Il veut bouger, toucher son oeil. Il dit qu’il ne veut pas des secours, qu’il ne veut pas aller à l’hôpital, qu’il veut rentrer chez lui. Il a peur d’avoir des problèmes avec son travail. »

Vingt minutes d’attente

« Cette scène dure vingt minutes, pendant lesquelles les secours n’arrivent pas. Ce sont les deux étudiantes en photo qui vont ramener le camion de pompiers (Lire l’Humanité d’hier _ NDLR). Je leur donne les lunettes puis je suis les CRS qui rejoignent leur compagnie. A aucun moment, le CRS sauveteur (qui a affirmé à l’IGS que Cyril Ferez lui avait "avoué avoir eu une altercation avec d’autres manifestants qui l’auraient agressé" - NDLR) ne rejoint Cyril dans le camion des pompiers. Il part pour l’hôpital vers 20 h 45. »

Selon l’AP-HP, l’état neurologique de Cyril Ferez était « en légère amélioration », hier, mais le pronostic vital restait « réservé ». Lundi, après un nouveau scanner, il avait réagi « très légèrement » aux sollicitations.

Propos recueillis par Lénaïg Bredoux

 

Article paru dans l'édition du 23 mars 2006.

Source : http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-03-23/2006-03-23-826771

 

Témoignages : 18 Mars - 20h32 - Le Premier Compte Rendu

Par JPC :: mercredi 22 mars 2006 à 23:51

Le premier témoignage, 10 Mn après les faits, via IndyMédia :

Un blessé grave Place de la Nation

Un manifestant vient d'être transporté dans un état grave à l'hopital. Ce militant de Sud-PTT a été piétiné par les CRS lors des charges Place de la nation.
 thelma

Source : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=54321

Témoignages : Un syndicaliste dans le coma : ce que j’ai vu

Par JPC :: mercredi 22 mars 2006 à 13:55

Samedi soir, à l’issue de la manifestation parisienne contre le CPE, le cortège que j’avais rejoint se dispersait boulevard Diderot. On voyait au loin, dans la nuit, les volutes de fumées sur la place de la Nation. Les yeux piquaient.

(..)

Sur le terre-plein central, entouré de quelques policiers et de manifestants, un homme gît au sol. Il semble inconscient mais bouge faiblement. Une chose est sûre, il est amoché, il saigne au visage et me paraît bien mal en point. Un policier se penche vers lui. Une personne s’adresse aux policiers: "Quand même, vous savez que ça va taper! Pourquoi vous n’avez pas les pompiers pour évacuer?" Plusieurs longues minutes s’écoulent, sans que l’homme à terre ne bénéficie d’une prise en charge médicale alors que des secours sont à quelques dizaines de mètres sur la place. Quelques gesticulations autour de lui. La police, présente, m’a semblé à ce moment particulièrement lente à agir, alors que les choses auraient pu aller très vite. J’entends que les secours sont prévenus, mais je ne comprends pas cette lenteur.

L’homme étant malgré tout avec des agents de la police, le nombre de personnes autour de lui grandissant, les secours prévenus d’après ce que j’ai compris, ma présence n’est pas utile, n’étant doté d’aucune compétence médicale particulière. Je choisis de m’écarter et de reprendre mon chemin. Avant de m’éclipser, je prends deux photos, un peu avant 20h, pour garder une trace fiable de ce que j’ai vu.

(...)

je suis sûr d’une chose: sa prise en charge médicalisée aurait pu être plus rapide. Est-ce que cela aurait pu lui éviter d’être aujourd’hui entre la vie et la mort? Je ne peux pas répondre à la question par l’affirmative de façon certaine, mais dans le doute, une action coordonnée de la police et des secours, plus rapide, aurait peut-être évité que l’on ait à se poser cette question.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8183

Témoignages : Témoignage : 20h une charge sur la place de la nation

Par JPC :: mercredi 22 mars 2006 à 0:54

Un témoignage brut, via IndyMédia :

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=54492

Un type assis dans l'herbe du centre de la place n'a pas le temps de se lever et se fait piétiner par la charge de CRS.

Il se retrouve à terre sans bouger, bien entouré de plusieurs CRS, il ne bouge plus.

On entend des personnes demander à ces CRS d'appeler les secours. Il repondent oui oui ... oui oui.

Des personnes les engueulent, leur font remarquer que si il s'agissait de l'un d'entre eux les secours seraient deja arrivés.

Les cameras TV fuient vers de plus belles images moins controversées.

Plusieurs personnes tentent de trouver de l'aide, puis une jeune fille court, elle a trouvé les pompiers bien cachés derrieres les forces étatique armées.

Il aura fallu 20mn pour que les secours qui se trouvaient à 200 mètres de là arrivent et emportent cet individu qui n'a pas bougé d'un cheveu ni émis le moindre son durant tout ce temps.

A l'arrivée des pompiers les CRS se sont eloignés comme si il ne voulaient pas figurer dans un rapport quelconque.

Témoignages : Temoignage d'un photographe Belge

Par JPC :: mardi 21 mars 2006 à 21:35

RTL a recueilli les déclarations d'un photographe Belge présent sur les lieux :

 

"J'ai vu un homme courir, poursuivi par un groupe de CRS. Après une dizaine de mètres les CRS l'ont rattrappé, et immédiatement ils ont commencé à le frapper avec leurs matraque de manière extrêmement violente, très très fort. D'autres CRS sont arrivès, ils étaient une quinzaine autour de lui, et j'ai très clairement vu qu'il a reçu un coup en pleine force au niveau de l'oeil droit, et il s'est effondré comme une masse, comme un sac, par terre. A ce momment là il ne bougeait plus. Les CRS ont continué à le frapper pendant au moins trente secondes alors qu'il était au sol, couché sur le coté droit, le visage face contre terre, et il l'ont laissé sur place comme un chien."

 

http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=423863

Témoignages : Premiers Témoignages

Par JPC :: mardi 21 mars 2006 à 19:20

Voici les témoignages dans la presse française, mardi 21 mars, sur Cyril Ferez, syndicaliste Sud PTT, actuellement dans le coma, blessé lors des incidents survenus samedi soir dans le quartier de la Nation à l'issue de la manifestation anti-CPE.

Bernard Allaire, responsable du service d'ordre du syndicat SUD : "D'après les témoignages que nous avons pu recueillir, Cyril était assis sur le terre-plein central de la place de la Nation lorsque les gendarmes mobiles ont chargé. Il se serait alors fait piétiner et aurait peut-être pris des coups de matraque au passage. Les forces de l'ordre ne sont pas venues à son secours alors qu'il gisait au sol dans un état manifestement grave. Ce sont des jeunes qui ont appelé les pompiers. Pendant un quart d'heure, Cyril est resté sans assistance. C'est scandaleux." ( France Soir)

Sandra Demarcq, secrétaire fédérale de Sud PTT, venue à son secours : "Cyril était tranquillement assis quand les forces de maintien de l'ordre ont chargé. On l'a retrouvé allongé par terre, le visage tuméfié, le nez en sang. Au début, on a cru qu'il était mort. On a demandé aux forces de l'ordre d'appeler des secours. Elles ne l'ont pas fait.


Les pompiers ont finalement été alertés par deux étudiants alors que Cyril gisait sur la chaussée depuis vingt minutes." (Le Parisien)

L'Inspection générale des services : "Cet homme a été repéré titubant entre 19 heures et 20 heurs et, remis aux pompiers, il a refusé la prise en charge et est reparti vers la place de la Nation. C'est alors que les faits, qui restent à éclaircir, se sont produits." (Le Parisien)
Faisant état des témoignages des pompiers qui l'auraient pris en charge, la police rapporte que l'homme était "parfaitement conscient et vif" au moment de son évacuation par les pompiers, mais "dans un état éthylique avancé". "Il saignait du nez, présentait des contusions au visage, un hématome à l'œil ; il indiquait avoir inhalé du gaz lacrymogène ". Mais il "était parfaitement conscient et vif". (Le Figaro)

Victoire Tonelli, photographe : L'homme était alors assis en tailleur sur la place, "l'air hébété". "Un peloton de CRS était sur le terre-plein. Ils ont formé une sorte de 'tortue'. Je les ai vus avancer, ils prenaient des projectiles de derrière et des côtés. Ils ont avancé vers lui et sont clairement passés dessus.
J'ai vu des coups de pied partir, j'en suis sûr". Au moment où il a été frappé, Cyril F. ne montrait aucune attitude hostile. (Reuters)

Alexandre Tsitouridis, photographe : "Je l'ai vu devant les CRS, pacifique. Je ne sais pas ce qui lui passait par la tête. J'ai eu l'impression qu'il allait se relever. Les CRS sont autour de lui. Je ne le vois plus. L'image d'après, il est par terre.
(Libération)

Bruno Stevens, photographe : "Devant l'arrivée des CRS, les gens s'éloignaient en éventail. Lui a été attrapé. Il était plus lent. Il a pris un coup direct à la tête. Il s'est effondré comme une masse. Ils ont continué à le frapper alors qu'il était au sol. Mais vraiment fort! Je me suis approché pour dire aux policiers : "Mais vous ne voyez pas qu'il est inconscient!". "Je n'ai pas vu le point de départ, mais il n'avait rien en main et il n'était pas masqué". (Libération)

Pascal Charles, membre d'un collectif antirépression : "J'ai vu un CRS sortir du peloton, l'attraper et le mettre dans le cercle. Les CRS se faisaient caillasser en même temps qu'ils tapaient. J'ai eu l'impression qu'ils le piétinaient.
Lorsqu'ils se sont éloignés, j'ai cru qu'ils laissaient un sac derrière eux." (Libération)

 

Source : Nouvel Obs


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