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Solidarité avec Cyril  F e r e z, syndicaliste S U D-P T T grièvement blessé le 18 Mars 2006
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Témoignages : Au plus près de la bavure de la Nation

Par JPC :: vendredi 24 mars 2006 à 13:38 :: Témoignages

Six témoins de la scène, samedi soir en fin de manifestation à Paris, racontent les coups de matraque sur Cyril Ferez, le syndicaliste de SUD PTT, toujours plongé dans un coma profond.

 vendredi 24 mars 2006

Horacio photographe

«Il a cherché à s'échapper»

«Quelques minutes plus tôt, j'ai réalisé une ou deux photos de Cyril assis par terre. Il a une attitude contemplative. Le groupe de policiers est à cinq mètres. Personne ne semble lui prêter attention. J'ai pensé qu'il était affecté par les gaz. J'ai vu qu'il avait une énorme cuite. Je suis là, j'observe ce qui se passe. Soudain apparaît un manifestant poursuivi par trois policiers. Il a la malchance de tomber. Cyril est à côté. Tous les deux prennent des coups de matraque. Ma photo est prise à 19 h 53. On voit Cyril cherchant à s'échapper (voir photo en haut à gauche). L'autre manifestant est également au sol, mais sur l'image, il est caché par un CRS. Le bâton est en train d'arriver sur la tête de Cyril. Je perçois l'action, mais dans un monde d'ombres. Sans flash, on ne voit rien. Ensuite, d'autres CRS arrivent. S'ils piétinent Cyril, je n'ai pas l'impression que ce soit volontaire, ni décisif. Ma théorie, c'est que le mal était fait avant, avec la matraque. J'ai fait une dernière photo des policiers, puis j'ai dû partir pour transmettre.»

Alexandre photographe

«Je vois Cyril sous les CRS»

«Je suis à deux-trois mètres de distance. Initialement, je vois ce groupe de CRS complètement isolé. Puis je vois Cyril. Je le vois s'asseoir à côté d'eux, ne rien faire. Et puis un petit jeune vient derrière lui, crie quelque chose à un CRS. Le CRS se détache rapidement de son groupe, se dirige vers le jeune, et vers Cyril aussi. Il est rejoint par d'autres policiers et il chope le jeune. Là, je suis vraiment à un mètre. Le jeune chute. Puis je vois Cyril sous les CRS. Je ne vois pas de coup porté sur lui. A un moment, les CRS partent et en face de moi, il y a Cyril. Un homme avec un masque à gaz se précipite vers lui. Je crois que Cyril est mort, mais on comprend vite qu'il ne l'est pas.»

Victor photographe

«Des coups volontaires et involontaires»

«Je sors d'un café après la première charge, place de la Nation. J'aperçois un peloton de CRS, en cercle. Ils se tiennent mutuellement, par l'épaule. Je ne vois pas le début de l'action. Cyril et une autre personne sont au sol. Les CRS sont autour d'eux. Je me rapproche. Et je vois des coups de pied volontaires et involontaires sur eux. L'autre est en position foetale. Cyril n'est pas protégé. Je me dis qu'il s'est pris un coup de rangers. Je le vois disparaître derrière le peloton. Les CRS me repoussent à coup de boucliers. Je ne vois pas la fin. Je suis les flics qui se déplacent vers l'autre côté de la place.»

Pascal manifestant

«Les CRS le laissent tel quel sur place»

«Je suis arrivé près du platane. Les CRS sont positionnés en tortue. Ils s'avancent puis reculent. J'en vois un sortir du groupe pour attraper un manifestant et le ramener. Après, ce que je vois, c'est des CRS de dos. Et puis un sac abandonné par terre. En réalité, c'est Cyril. Les CRS se replient vers le trottoir. Avec d'autres, je les engueule. Mais le groupe de CRS s'en va, le laisse tel quel sur place. J'ai vu d'autres arrestations, avec des tabassages, et j'ai vu les personnes prises en charge puis évacuées. Pas cette fois.»

Bruno photographe

«Une unité de lieu et de temps»

«Je n'ai pas quitté des yeux l'endroit du tabassage. Au début, je vois les CRS, à 5-6, puis 10-15, poursuivre un mec. La poursuite passe à côté de moi. Le mec est rejoint en quelques secondes. Très vite, il prend un coup à la tête et tombe. Les CRS forment un groupe compact. Des coups sont donnés au sol. Lorsqu'ils s'éloignent, je vois Cyril. La mêlée est telle que je ne peux pas deviner qu'il y avait déjà un mec. Pour moi, il y a une unité de lieu et de temps. L'état de Cyril est la conséquence de la charge. Les CRS ne pouvaient pas ne pas le voir.»

Romain étudiant

«Je le crois mort»

«Je tourne le dos à la statue. Je vois un CRS donner un coup de matraque dans la jambe d'un mec par-derrière. Le policier rejoint son groupe, mais il tombe. Des individus se précipitent vers lui, mais ses collègues le récupèrent. La personne qui a pris le coup de matraque est happée dans le groupe, plaquée au sol. Par la suite, les CRS reculent pour se protéger et piétinent cette personne. Ils laissent Cyril au sol. Moi, je le crois mort. Une fille crie : "Vous l'avez tué." Mais les CRS ne viennent pas vérifier. J'ai vu qu'il respirait. Son abdomen bougeait.»

Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=369571 


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